Les actifs variés de l'assurance vie

L’assurance vie présente de nombreux avantages dont celui d’offrir une large palette de supports d’investissement. Cette diversification permet de répartir le risque puisque, sauf écroulement du système économique, il est statistiquement impossible que tous les actifs décrochent en même temps.

Cette stratégie d’épargne permet également de multiplier les opportunités de rendement et donc la rémunération finale du placement. Dans les contrats d’assurance vie multisupports, on peut distinguer cinq grandes familles d’actifs.

  • Le fonds euros

A défaut d’être rémunérateur, le support en euros a l’énorme intérêt d’être sécurisé. Son capital, c’est-à-dire les versements réalisés, est garanti par l’assureur. En clair : le souscripteur est assuré de retrouver sa mise quoi qu’il arrive. En outre, les intérêts annuels des fonds en euros bénéficient d’un « effet cliquet ». Cela signifie qu’ils sont définitivement acquis.

Revers de la médaille : composés à plus de 80% d’obligations publiques, la rentabilité des supports en euros ne cesse de s’éroder sous l’effet de la baisse continue des taux d’intérêt des dettes souveraines. Le rendement moyen (net de frais de gestion, mais brut de prélèvements sociaux et d’impôt sur le revenu) des fonds euros est ainsi tombé en 2016 à seulement 1,93% selon une note d’analyse de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur du secteur financier, publiée le 19 juillet 2017.

  • Les OPCVM

A côté du fond en euros, les contrats multisupports proposent des unités de compte (UC) dont le capital, lui, n’est pas garanti (les pertes éventuelles sont supportées par l’assuré). La plupart des UC sont constituées d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Ces structures gérant collectivement des fonds prennent différentes formes juridiques. Les plus courantes sont les sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et les fonds communs de placement (FCP).

Pour l’Autorité des marchés financiers (AMF), il existe six catégories d’OPCVM : les OPCVM « actions » (principalement composés d’actions d’entreprises), les OPCVM « obligataires » (obligations d’Etat, de collectivités locales et d’entreprises), les OPCVM « monétaires » (titres de créances négociables, bons du Trésor, obligations à court terme), les OPCVM « de fonds alternatifs » (décorrélés des indices du marché), les OPCVM « de fonds à formule » (constitués d’une composante obligataire et d’une autre en produits risqués) et enfin, les OPCVM « diversifiés » (valeurs mobilières très variées).

  • Les ETFs

Plus connus sous la dénomination de « Trackers », les Exchange Trade Funds sont des fonds de placement, généralement indexés sur un indice boursier (CAC 40, FTE 100, S&P 500…), un indice obligataire ou un indice de matières premières (pétrole, gaz, charbon, blé, sucre, cuivre, plomb, argent…). D’ailleurs, les ETFs sont souvent présentés comme des OPCVM « indiciels ». Ils sont proposés dans le cadre des unités de compte.

  • Les fonds immobiliers

La « pierre papier » regroupe plusieurs types de fonds. Il y a les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) qui gèrent un parc immobilier locatif (le plus souvent des bureaux ou des commerces) pour le compte de leurs associés, les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) qui investissent directement ou indirectement dans l’immobilier tout en préservant une poche de liquidité représentant au moins 10% de leur portefeuille et les sociétés civiles immobilières (SCI) qui peuvent contenir des SCPI, des OPCI, des parts de sociétés foncières cotées, voire des produits immobiliers dérivés. Les fonds immobiliers peuvent être logés dans des UC.

  • Le fonds euro-croissance

Ce support se situe à mi-chemin entre le fonds euros garanti mais peu rémunérateur et les UC potentiellement plus performantes mais non sécurisées. Comme le support en euros, le fonds euro-croissance offre une garantie sur le capital à la différence qu’elle s’applique seulement à une échéance, fixée au plus tôt à huit ans. Avant ce délai, le souscripteur est autorisé à effectuer des rachats, mais il prend alors le risque d’essuyer une moins-value en cas de baisse des marchés financiers.

En contrepartie de ce risque, l’assuré peut escompter une meilleure rémunération. N’étant pas obligé de garantir le capital à tout moment, l’assureur peut se permettre de prendre davantage de risques et donc d’aller chercher du rendement. 

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